Crédit immobilier par un courtier : ce qu'il fait, ce qu'il coûte

Par Arthur Thiele · Mis à jour le 27 octobre 2026

Un courtier en crédit immobilier est un professionnel qui fait l'intermédiaire entre vous et les banques : il compare leurs offres, monte votre dossier et négocie les conditions de votre prêt. Il ne prête pas lui-même : la banque reste seule à décider.

Avant de confier votre crédit immobilier à un courtier, vérifiez deux choses : son immatriculation, obligatoire, au registre des intermédiaires tenu par l'ORIAS, et le prix de son intervention. Proprimo est une marque de Moneybounce, courtier immatriculé à l'ORIAS sous le numéro 20005562. Notre simulation, gratuite et sans compte, vous donne un premier repère sur votre projet.

Que fait un courtier en crédit immobilier ?

Un courtier en crédit est un intermédiaire indépendant qui agit exclusivement sur mandat du client, selon le glossaire du Comité consultatif du secteur financier (CCSF), publié par la Banque de France. Le mandat est le document par lequel vous le chargez de chercher un financement en votre nom. Il fait partie des IOBSP, les intermédiaires en opérations de banque et en services de paiement.

Sur un crédit immobilier, le rôle du courtier tient en cinq missions :

  • Analyser votre situation : l'Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) attend d'un intermédiaire qu'il examine votre situation financière et vos besoins avant de vous proposer une offre.
  • Comparer les offres : il interroge plusieurs établissements bancaires, souvent ses banques partenaires, et met leurs conditions côte à côte.
  • Monter la demande de prêt : il rassemble les pièces et présente votre dossier aux banques.
  • Négocier : la négociation porte notamment sur le taux et l'assurance emprunteur.
  • Vous expliquer l'offre : toujours selon l'ACPR, il doit vous présenter les caractéristiques essentielles du crédit et attirer votre attention sur ses risques pour votre situation financière.

Ce qu'un courtier ne fait pas

Il ne vous prête pas d'argent. Comme le rappelle service-public.gouv.fr (page consultée en octobre 2026), le taux d'intérêt est défini par la banque, qui accepte ou refuse votre demande. Un courtier ne peut donc garantir ni un taux, ni un accord, ni un délai, et aucun ne peut vous promettre le meilleur taux du marché, quel que soit son réseau.

Rien ne vous oblige non plus à passer par lui : vous êtes libre de vous adresser à plusieurs banques pour comparer leurs propositions.

Combien coûte un courtier en crédit immobilier ?

Les frais de courtage dépendent de chaque cabinet, mais ils doivent vous être annoncés. L'ACPR rappelle qu'un intermédiaire doit vous indiquer, clairement et sur support durable (un document que vous conservez, papier ou fichier), qui il est et la rémunération qu'il est susceptible de percevoir pour votre opération.

Cette rémunération peut être versée par la banque prêteuse, ou vous être facturée. Selon service-public.gouv.fr, celle du courtier, quand il y en a une, fait partie du montant total à financer pour votre projet immobilier.

Selon la même source, les frais payés ou dus à des intermédiaires entrent aussi dans le TAEG. Le TAEG, ou taux annuel effectif global, réunit les intérêts, les frais et l'assurance en un seul pourcentage. C'est lui qu'il faut comparer d'une offre à l'autre, et non le seul taux d'intérêt.

Ce qui se paie Qui le paie Où le voir
Rémunération versée par la banque La banque prêteuse Information écrite remise par le courtier
Rémunération facturée par le courtier Vous Information écrite, puis montant total à financer
Coût global du crédit Vous TAEG de l'offre, frais d'intermédiaires compris

Chez Proprimo, la simulation et le rappel par l'équipe sont gratuits ; l'accompagnement par un courtier est payant. Son tarif vous est annoncé avant le démarrage du dossier.

En octobre 2026, ce tarif s'élève à 1 790 € plus 0,3 % du montant emprunté pour un dossier standard, et à 2 390 € plus 0,3 % pour un dossier complexe : SCI (société civile immobilière), financement de plus d'un million d'euros, construction, chef d'entreprise, profession libérale ou médicale, rachat de soulte (reprise de la part d'un ex-conjoint ou d'un cohéritier), emprunteur non-résident.

Vous ne le réglez que si vous acceptez et signez le prêt trouvé : il est prélevé au déblocage des fonds. Si vous refusez l'offre, vous ne payez rien.

Bon à savoir : lors de contrôles sur le regroupement de crédits (le rachat de crédit), l'ACPR a relevé que l'information donnée aux clients sur la rémunération versée par la banque à l'intermédiaire est « souvent inexacte et largement minorée ». Pour un achat aussi, demandez ce montant par écrit avant de signer.

Courtier ou banque : dans quels cas un courtier vous sert

Un courtier vous sert surtout si vous manquez de temps ou d'expérience, ou si votre dossier sort de l'ordinaire. Si votre banque vous fait déjà une proposition et que vous savez la comparer, vous pouvez vous en passer.

Votre situation Ce qu'un courtier peut vous apporter
Peu de temps pour démarcher Il sollicite plusieurs banques à votre place
Premier achat Il vous guide dans les pièces à fournir et les étapes
Revenus d'indépendant Il présente vos revenus comme les banques les attendent, voir notre page crédit immobilier pour indépendants
Peu ou pas d'apport Il cherche les établissements qui étudient ce profil, voir Crédit immobilier sans apport
Une offre de votre banque en main Il la confronte à d'autres propositions, sur le TAEG

Ses inconvénients, à connaître avant de signer :

  • Un coût : son intervention se paie, directement ou à travers le coût du crédit.
  • Aucune garantie : la décision reste à la banque, pas à l'intermédiaire.
  • Une démarche possible sans lui : vous pouvez solliciter les banques vous-même et chercher les meilleures conditions.

Les étapes d'un crédit immobilier par un courtier

Avec un courtier, un financement suit en général six étapes, de l'estimation du budget à l'acceptation de l'offre.

  1. Estimer votre budget. Calculez votre capacité d'emprunt avant tout rendez-vous : vous saurez quel prix viser.
  2. Signer le mandat. Le courtier doit vous remettre par écrit son identité et la rémunération qu'il est susceptible de percevoir, rappelle l'ACPR.
  3. Faire analyser votre dossier. Le courtier, ou le conseiller qui vous suit, regarde ce que la banque regardera. En octobre 2026, service-public.gouv.fr indique qu'elle doit vérifier que votre taux d'endettement (la part de votre revenu mensuel consacrée à toutes vos mensualités de crédits et d'assurance) ne dépasse pas 35 %. En général, la durée d'un prêt immobilier ne doit pas non plus dépasser 25 ans.
  4. Comparer et négocier. Les offres sont confrontées sur leur TAEG, assurance comprise.
  5. Recevoir l'offre de prêt. Selon la même source, la banque doit en maintenir les conditions au moins 30 jours calendaires à partir de sa réception. Elle vous remet aussi, gratuitement et par écrit, sa fiche d'information standardisée européenne (FISE), au plus tard avec son offre.
  6. Respecter le délai de réflexion. Selon service-public.gouv.fr, vous ne pouvez accepter l'offre qu'après 10 jours calendaires de réflexion, un délai qui ne peut pas être réduit.

Comment choisir et vérifier votre courtier

Dans ce métier, un courtier sérieux est immatriculé à l'ORIAS, vous dit par écrit qui il est et comment il est payé, et vous explique les risques de l'offre avant que vous ne signiez. Le premier point se vérifie dès le départ, les deux autres au fil de vos échanges.

Vérifier son immatriculation à l'ORIAS

L'ORIAS tient le registre officiel des intermédiaires en assurance, banque et finance. Selon l'ORIAS, l'immatriculation des intermédiaires sur ce registre est obligatoire, et l'ACPR précise que les IOBSP doivent y figurer. Pour vérifier un courtier :

  1. Relevez son numéro ORIAS, dans ses mentions légales ou sur les documents qu'il vous remet.
  2. Recherchez ce numéro, ou son nom, sur le site de l'ORIAS (orias.fr).
  3. Contrôlez la fiche : le nom doit correspondre à celui de votre interlocuteur, et l'inscription être valide.

Bon à savoir : selon l'ORIAS, les intermédiaires en opérations de banque sont soumis au contrôle de l'ACPR. Notre numéro, 20005562, se vérifie de la même façon : c'est celui de Moneybounce, qui exploite la marque Proprimo.

Les questions à poser avant de signer

  • Numéro ORIAS : s'il n'apparaît pas sur ses documents, réclamez-le, puis contrôlez-le vous-même.
  • Mandat : faites-vous préciser ce que le courtier fera en votre nom, et pour quelle durée.
  • Rémunération : par la banque, par vous, ou les deux ? Demandez les montants par écrit.
  • Refus des banques : demandez ce que vous devrez payer si aucune banque n'accepte votre dossier.
  • Assurance emprunteur : quelle assurance vous propose-t-il ? Selon service-public.gouv.fr, l'offre de prêt doit mentionner que vous pouvez choisir votre assureur.

Proprimo, courtier en crédit immobilier en ligne

Derrière Proprimo, c'est l'équipe de Moneybounce qui rappelle les demandes faites sur notre site. Le parcours commence en ligne, par une simulation gratuite qui ne demande pas de compte. Vous n'êtes rappelé que si vous cochez la case de consentement. L'accompagnement par un courtier vient ensuite, si vous le souhaitez, et il est payant.

Pour connaître l'équipe, lisez notre page qui sommes-nous. Chaque étape de notre parcours est décrite dans comment ça marche.

Notre engagement : un crédit immobilier vous engage pour de longues années. Nous vous aidons à emprunter une somme que vous pourrez rembourser, sans vous pousser au-delà.

Questions fréquentes sur le courtier en crédit immobilier

Quel est le prix d'un courtier pour un prêt immobilier ?

Il varie selon les courtiers. Le vôtre doit vous l'indiquer par écrit, y compris la part éventuellement versée par la banque. Ces frais se retrouvent ensuite dans le TAEG de l'offre. Chez Proprimo, en octobre 2026, l'accompagnement coûte 1 790 € plus 0,3 % du montant emprunté pour un dossier standard, payé seulement si vous signez le prêt trouvé.

Est-ce une bonne idée de prendre un courtier ?

Tout dépend de votre dossier et du temps dont vous disposez. Un courtier peut vous épargner des démarches et vous aider à présenter un profil moins classique. Il ne garantit pourtant aucun résultat, et son intervention a un prix. Si vous comparez facilement les offres vous-même, vous pouvez vous en passer.

Peut-on solliciter sa banque et un courtier en même temps ?

En principe, oui : vous restez libre de vous adresser à plusieurs banques. Lisez simplement ce que prévoit le mandat signé avec le courtier. Comparez ensuite les propositions sur leur TAEG, pour un même montant et une même durée, afin de savoir laquelle vous coûte le moins.

Un courtier peut-il garantir un taux ?

Non. Le taux est fixé par la banque qui vous prête, pas par l'intermédiaire. Un courtier négocie et compare les offres, mais l'accord comme le taux final relèvent de la banque. Un taux promis d'avance doit donc vous alerter.

Peut-on passer par un courtier en crédit immobilier en ligne ?

Oui. Un courtier en crédit immobilier en ligne suit les mêmes règles qu'un cabinet en agence : il doit être immatriculé à l'ORIAS et vous informer par écrit de sa rémunération. Son numéro se vérifie sur orias.fr, quel que soit le canal par lequel vous l'avez trouvé.

Pour situer votre projet avant d'en parler à un courtier, vous pouvez lancer votre simulation : elle est gratuite, ne demande pas de compte et vous donne un premier ordre de grandeur.

Sources : service-public.gouv.fr, « Je veux obtenir un crédit immobilier » · ORIAS, glossaire · ACPR, intermédiaires en opérations de banque et enseignements des contrôles sur le regroupement de crédits · Banque de France, glossaire du CCSF